Le 21 mai dernier, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif majeur. Le droit de grève des travailleurs et de leurs organisations est bien protégé par la convention n°87 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. Adoptée en 1948, elle est devenue convention fondamentale en 1998.
Cette décision marque une victoire historique pour le mouvement syndical international. Elle intervient après plus d'une décennie de contestations patronales visant à nier que le droit de grève découle de la liberté syndicale garantie par la convention n°87.
L'avis de la CIJ stoppe cette offensive. En consacrant clairement le lien entre liberté syndicale et droit de grève, la Cour internationale de Justice renforce un principe fondamental : sans possibilité d'action collective, la liberté syndicale ne peut être pleinement exercée.
Même consultatif, cet avis possède une portée politique et juridique considérable. Il conforte le rôle des organes de contrôle de l'OIT, dont les interprétations étaient contestées depuis 2012, et devrait influencer durablement les juridictions nationales, les débats internationaux ainsi que certains accords commerciaux.
Pour les organisations syndicales, cette décision constitue un appui décisif face aux restrictions croissantes du droit de grève observées dans de nombreux pays. Elle rappelle que la grève n'est pas une concession accordée aux travailleurs, mais un droit fondamental indissociable de la liberté syndicale et de la démocratie sociale.
Cet avis devra désormais se traduire concrètement dans les travaux de l'OIT afin de garantir la pleine application de la convention n°87. Il souligne également l'urgence de protéger les travailleurs et travailleuses qui exercent ce droit, y compris dans les secteurs soumis à de fortes pressions économiques, sociales ou environnementales.
Pour l'UNSA, cette décision représente une avancée majeure pour les travailleurs et leurs organisations partout dans le monde. Elle rappelle que les droits sociaux fondamentaux ne sont pas des variables d'ajustement économique, mais des garanties démocratiques essentielles.
Pour aller plus loin :lire le résumé de l'avis
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