Le secteur économie, emploi, formation professionnelle de l'UNSA propose chaque mois l'essentiel de l'éco, une synthèse des données utiles pour appréhender les problématiques économiques et sociales.
A retenir ce mois-ci !
L'inflation est quasi stable en décembre
Sur un an, l'indice des prix à la consommation augmente de 0,8 %, après + 0,9 % en novembre (p.18 des annexes). Ce ralentissement de la hausse des prix provient en particulier d'une baisse plus importante des prix de l'énergie (-6,8 %). Ceux des services augmentent de 2,1 %, ceux de l'alimentation de 1,1 % tandis que les prix des produits manufacturés baissent de 0,4 %.
A une échelle plus fine, sur un an, parmi les hausses importantes, nous pouvons citer les augmentations du prix du café et du chocolat en poudre (+17,8 % et +14,7 %), des consultations chez un médecin généraliste (+ 10,5%), des services de garde d'enfant (+9,5 %) ou encore des assurances habitation (+8,0 %). Parmi les baisses de prix notables, figurent l'électricité [1] (-14,2 %), les forfaits touristiques [2] (-7,4 %) et les téléphones portables (-6,8 %). (p.6 et p.19 et 20 des annexes)
Le nombre de demandeur·euses d'emploi continue d'augmenter
En France (hors Mayotte), au 4ème trimestre 2025, on compte 3,44 millions de demandeur·euses d'emploi inscrit·es à France Travail en catégorie A, soit une hausse de 2,6 % sur le trimestre et 6,8 % sur un an (p.9 et p.29 des annexes). Hors bénéficiaires du RSA et hors jeunes en CEJ, PACEA et AIJ [3] , la hausse est estimée par la Dares à 3,6 % sur le trimestre et 5,8 % sur un an.
En incluant les personnes ayant travaillé au cours du mois et tenues de rechercher un emploi (catégories B et C), le nombre d'inscrit·es à France Travail atteint 5,75 millions (+1,0 % sur le trimestre). Si l'on y ajoute les personnes non tenues de rechercher un emploi (Cat.D et E), celles en parcours social (Cat.F) et en attente d'orientation (Cat.G), ce chiffre grimpe à 7,56 millions (+ 0,7 % sur le trimestre).
Le PLF 2026 adopté au Parlement modifie les prévisions des comptes publics
Le PLF 2026, adopté finalement il y a quelques jours à l'Assemblée nationale via l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, a évolué depuis sa version initiale d'octobre 2025.
Les nouveaux arbitrages budgétaires, qui ont revu à la baisse certaines hausses de prélèvements obligatoires et à la hausse certaines dépenses publiques, conduisent à revoir l'évolution prévue du déficit public et de la dette publique.
Le premier projet de budget prévoyait un déficit public de 4,7 % du PIB en 2026 et une dette publique de 117,9 % du PIB. La version finale réhausse ces deux prévisions à 5 % du PIB et à 118,9 % du PIB, après 5,4 % et 115,9 % en 2025 (p.4 et p.9 des annexes). Dans le détail, le déficit des administrations centrales (Etat + organismes divers d'administration centrale) s'élèverait à 4,7 % du PIB, celui des collectivités territoriales de 0,4 % du PIB tandis que le budget des administrations de sécurité sociale serait en excédent de 0,1 % du PIB (p.12 des annexes).
Lien vers les annexes : https://www.unsa.org/Les-annexes-de-l-essentiel-de-l-eco-de-janvier-2026.html

