Égalité femmes-hommes au travail : consensus et clivages

Rédigé le 05/03/2026
UNSA

C'est un moral toujours moyen avec de fortes disparités de genre qui émerge de l'indice UNSA du moral des salariés du mois de mars.

Il s'établit en effet à 5,6/10 en mars 2026 ce qui traduit un moral moyen mais loin d'un climat serein.

Cependant, malgré une légère hausse, la satisfaction salariale reste nettement en retrait (4,5/10). Se confirme ainsi une forte frustration sur la rémunération au regard des qualifications et de l'engagement fourni.
Les écarts sont marqués selon le genre : les hommes se déclarent plus optimistes que les femmes sur presque toutes les dimensions (motivation, avenir du métier, perspectives de carrière, conciliation, salaire, utilité du travail), ce qui traduit des inégalités persistantes de vécu et de projection dans le travail.

Des consensus et des clivages

Sur les inégalités de genre, 17% des répondants estiment que, à qualifications et responsabilités égales, les femmes sont moins payées que les hommes, tandis que 81% jugent qu'elles sont autant payées.
Un quart des salariés (24%) considère qu'il est plus difficile d'être une femme qu'un homme dans leur lieu de travail, ce qui montre qu'un noyau dur d'obstacles spécifiques demeure.
De leur côté, les propos et les comportements sexistes restent présents dans le cadre du travail : 45% des salarié·es ont pu les subir, contre 55% qui déclarent n'y être jamais confronté·s.

Selon les salarié.es, les priorités pour améliorer l'égalité femmes-hommes au travail doivent aller prioritairement vers l'égalité salariale (86% favorables), l'articulation vie professionnelle / vie personnelle (89%), la prévention des violences sexistes et sexuelles (85%) et la santé au travail des femmes (79%).

S'agissant de droits spécifiques à accorder aux femmes dans le monde du travail, la protection juridique prise en charge par l'employeur en cas de violences sexistes au travail recueille un très large soutien (86%), de même qu'un accompagnement au retour de congé maternité (84%), tandis que les congés menstruels (52% de oui) par exemple clivent davantage les salarié·es.