Une résolution du CESE, adoptée en mars 2026, alerte sur la montée, en Europe et en France, des mouvements contre l'égalité femmes hommes, les droits des personnes LGBTQIA+ et plus largement les principes démocratiques.
En quelques années, ces mouvements dits « anti-genre » ont gagné en influence grâce à des financements massifs et à une implantation dans les sphères politiques, médiatiques et numériques. Ils ne se limitent plus à des mobilisations ponctuelles, mais mettent en œuvre une stratégie globale, structurée et coordonnée pour peser sur les débats publics et les décisions politiques.
Leur progression repose sur des moyens financiers considérables : en cinq ans, plus d'un milliard de dollars ont été mobilisés pour structurer des réseaux, influencer les politiques publiques et diffuser leurs idées. Ces financements, provenant à la fois d'acteurs privés, de fondations et parfois de fonds publics, permettent une implantation durable dans le débat public.
Une bataille culturelle et politique
Désinformation, remise en cause des savoirs scientifiques, instrumentalisation des débats publics, intimidations : ces mouvements déploient des méthodes structurées pour freiner les avancées en matière d'égalité.
L'objectif est clair : entraver les progrès en matière d'égalité et affaiblir les solidarités.
En plus des droits des femmes, c'est bien l'ensemble du socle démocratique qui est visé. Les principes d'égalité, de liberté et de dignité sont remis en cause au profit de visions hiérarchisées et inégalitaires de la société.
Le développement des idéologies masculinistes, souvent liées à ces mouvements, renforce encore cette menace. Leur diffusion, notamment en ligne, participe à la radicalisation et à la banalisation des violences sexistes et sexuelles.
Plusieurs institutions, tels que le CESE, la CNCDH et le Haut Conseil à l'égalité, le ministère de l'Intérieur, reconnaissent désormais ces phénomènes comme des enjeux de sécurité publique.
Pour l'UNSA, cette alerte résonne particulièrement. Notre syndicalisme porte une vision de la société fondée sur l'égalité, la solidarité et le respect des droits de chacune et chacun.
Cela implique :
• de défendre activement l'égalité entre les femmes et les hommes ;
• de soutenir les espaces de dialogue, d'éducation et de socialisation ;
• de lutter contre toutes les formes de discrimination ;
• de renforcer les alliances avec les acteurs de la société civile.
Dans un contexte de fragilisation du débat démocratique, il est essentiel de réaffirmer clairement nos valeurs.
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