À l'occasion de la Journée nationale de lutte contre le sexisme, le 25 janvier, le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié son rapport 2026 sur l'état du sexisme en France.
Ses constats sont alarmants : le sexisme est profondément ancré dans la société et le monde du travail n'y échappe pas.
Le lieu de travail demeure un espace où le sexisme s'exprime fortement : remarques sexistes, discriminations dans l'évolution de carrière, remise en cause de la légitimité professionnelle, mais aussi violences sexuelles. Trop souvent, ces situations restent tues par peur des représailles ou faute de dispositifs clairs et protecteurs.
Le HCE alerte sur la montée du masculinisme, qui diffuse des discours hostiles aux droits des femmes et banalise les inégalités. Le rapport met aussi en lumière des formes de sexisme plus insidieuses, comme le sexisme paternaliste ou dit “bienveillant”, qui, sous couvert de protection ou de bonnes intentions, continue de limiter l'autonomie, la reconnaissance et l'évolution professionnelle des femmes avec des conséquences directes sur leur santé et leur accès aux responsabilités.
L'UNSA réaffirme que la lutte contre le sexisme et les VSS au travail est un enjeu syndical majeur.
L'UNSA forme ses adhérentes et adhérents à la prévention et à la prise en charge des VSS au travail, afin de mieux repérer, accompagner et défendre les victimes.
L'UNSA soutient également l'EVARS, convaincue que l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est un levier essentiel pour prévenir le sexisme et les violences dès le plus jeune âge.
Le 25 janvier, comme toute l'année, l'UNSA réaffirme son engagement pour l'égalité réelle et des environnements de travail respectueux et sûrs pour toutes et tous.

