L'UNSA, la CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, la FSU et Solidaires ont adressé, dimanche 12 avril, un courrier au Premier ministre pour dénoncer le passage en force inacceptable de la proposition de loi « visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ».
Cette loi vise à élargir très largement les dérogations permettant de travailler le 1er mai à de nombreux secteurs et à de grandes entreprises, au détriment des salarié·es et des petits commerces de proximité. Elle concernerait bien au-delà des boulangeries et fleuristes, l'ensemble du secteur de l'alimentaire, la restauration, certaines industries, les jardineries, animaleries … Elle banalise le travail le 1er mai. Et le « volontariat » invoqué par le gouvernement est illusoire.
Il s'agit d'une remise en cause brutale d'une conquête sociale historique.
L'intersyndicale demande au Premier ministre de respecter la démocratie sociale et politique et de ne pas convoquer la Commission Mixte Paritaire qui permettrait une adoption rapide de cette loi.